(Voilà, j'ai récupéré mon PC ! Si vous voulez, j'pourrais vous envoyer sur msn la version la "plus belle" du résumé du camping, sous powerpoint, demandez-moi.)
Episode 10: Samedi (et toi ?)
Gnuhnhun... C'est la première chose que je me suis dîte en me levant le samedi matin. J'savais pas quelle heure il était, et j'étais d'ailleurs plus très sûr de l'endroit où je me trouvais. La première personne que j'ai vu c'était Chool en train de dormir, je l'ai enjambé pour sortir de la tente, en lui marchant un peu dessus au passage, puis, constatant que j'étais le premier réveillé, je suis retourné m'allonger dans la tente en re-piètinant la pauvre Chool qui ne se rendait compte de rien.
Finalement, petit à petit, toute la meute s'est réveillée. Sûrement qu'il y a eu un petit-déjeuner, sans doute ais-je prit une douche. Mais je ne m'en souviens absolument pas, mes souvenirs vont directement au départ de Bruno, qui devait préparer son déménagement, puis au terrain de foot sur lequel j'ai joué un peu avec Jeremy jusqu'à ce que l'on vienne nous avertir de l'arrivée de Julie et de Margaux. Je leur ai fait un gros calin, toussa, puis on est passé à « table ».
Comme c'était l'anniversaire de Quentin, on l'a forcé à nous faire son discours. Cela donnait en gros « je vous aime vous êtes tous formidables ». C'est bref, mais ça fait plaisir. Puis l'on a offert à Virginie son cadeau d'anniversaire, c'est à dire un cadre avec des photos de nous. D'ailleurs je tiens à protester: je ne suis que sur deux photos, et uniquement car ce sont des photos de groupe (on me voit à peine dessus). Bref, on l'a donc aussi obligé à nous faire un discours...
Virginie raconte:
Il fallait quelque chose qui vienne du coeur... Quelque chose qui exprimait mes sentiments les plus profond. Alors je les ais tous regardé et je leur ai dit la première chose qui me passait par la tête... « J'ai faim. »
Le repas fut tout ce qu'il y a de plus normal, Romain m'aida à compléter le petit carnet de voyage qui fut à la base de ce long compte-rendu. À un moment, je ne pus m'empêcher de poser la question qui me trottait dans la tête depuis quelques instants...
« Virginie... Dis-moi, parce que j'ai pas bien regardé pendant un moment, mais ça fait sept ou huit fois que tu reprends des patates ? »
Elle a rigolé et je n'ai pas obtenu de réponse. Dommage. Puis vint l'heure des au-revoirs. Romain et Paul devaient partir car ils allaient en Irlande pendant deux semaines en voyage linguistique. J'étais vachement triste, même que j'ai eu les larmes aux yeux pendant un moment. Parce que bon, j'allais pas les revoir avant longtemps... Je choisis finalement d'écourter la séquence-émotion en allant essuyer la vaisselle juste après qu'ils soient partis... Certains noient leur tristesse dans l'alcool, moi c'est la vaisselle, chacun son truc.
L'après-midi, on est de nouveau allé à la plage. Mais cette fois-ci je ne suis pas allé me baigner, hein, on me la fait pas à moi. Je veux bien être violet une fois, deux fois, mais pas trois. Sans blague. Je me suis allongé dans le sable pour bronzer, juste à côté de Karine qui lisait un magazine sur la sexualité féminine. C'est ainsi que, par pur esprit scientifique, je m'approchais pour pouvoir aussi lire le machin. C'était plein de questions posées par des gars qui osaient pas parler à leurs femmes, et c'est là que je me suis dit qu'il y a vraiment des loosers...
« Est-ce que je peux donner la fessée à ma femme ? »
« Si je veux éjaculer sur son visage, est-ce que je dois demander avant ? »
Et autres questions hautement intelectuelles. À un moment, un petit encadré indiquait que les femmes se masturbaient à 89%. J'ai arraché le magazine des mains de Karine et j'ai executé une petite danse de joie avant d'aller brandir le magazine sous les yeux de Virginie, qui nie depuis deux ans faire ce genre de choses. D'ailleurs, elles nous a encore assuré qu'elle ne le faisait pas. Bonbon, ok.
Après avoir fini de lire ce magazine à haute teneur philosophique, nous sommes restés un peu pour bronzer, puis avons prit la direction de l'igloo pour déguster nos dernières glaces du séjour... Arnaud dormait, et comme Quentin et Jeremy voulaient rester sur la plage on le laissa dormir. Mais finalement, au bout de quelques mètres les trois retardataires nous rejoignirent, Arnaud avec l'air vaguement endormi et les deux autres avec l'air vaguement emmerdé.
Vous me connaissez, je suis un aventurier. J'aime bien dépasser mes limites et franchir les frontières qu'aucun homme n'a osé approcher. Eh bien cette fois-ci j'ai encore passé une étape sur la gigantesque échelle du courage: J'ai acheté une boule de glace au roquefort. La bravoure à cependant des limites, après en avoir goûté un bout et avoir fait tourner la glace, j'ai jeté l'immonde machin dans la poubelle en crachant des morceaux.
Puis nous sommes allé faire les magasins... Mon côté homosexuel est de plus en plus flagrant et cela m'effraie. Oui, j'aime faire les magasins, oui j'ai failli m'acheter une bague et un foulard, oui j'ai feuilleté avec intérêt un livre sur les fées. Et alors ? Bref. Dans un p'tit magasin sympa, Margaux s'est acheté une paire de boucles d'oreille mais Karine en a fait tomber un morceau sur le béton sans que nous puissions le retrouver... Heureusement, la vendeuse nous l'a refilé. Pendant ce temps là je jouais avec une boule molle qui, lorsqu'on appuyait dessus, faisait gicler du sang et des asticots. On arrête pas le progrès dans la poésie et la délicatesse.
Par la suite, direction la pizzeria... Moi j'voulais une trois-fromages, mais j'étais le seul. C'est une totale injustice (je tenais à le préciser). Du coup on s'est retrouvé avec une kebab, une spéciale, une classique et une je-sais-plus-quoi. On est retourné au camping pour les manger, même que j'ai du ingurgiter du jambon et du boeuf. Sacrilège.
Puis Arnaud nous à conduit à la butte de César alors que la nuit tombait sur nous, pauvres adolescents en quête de divertissements. Sur le chemin, une discussion philosophique eu lieu entre Sophie, Jeremy et moi. J'sais plus trop sur quoi, ça a commencé sur les vies antèrieures puis dérivé sur la science pour finir sur Dieu. En tout cas ça m'a traumatisé, j'ai failli devenir croyant.
Pour grimper sur la butte de Cesar, c'était un peu comme une épreuve de fort-Boyard, y'avais un petit escalier étroit que l'on devait escalader dans le noir, et on risquait de se péter la gueule à tout moment. Finalement, arrivés au sommet de la butte on s'est rendu compte que c'était tout petit et que ça sentait la pisse. Nous sommes donc redescendus.
Pendant ce temps là j'étais au téléphone avec Rominou qui me racontait qu'il avait eu une journée de merde. Moi ça me faisait bien rire. Il était arrivé à la gare avec un surplus de bagages dont il avait du se débarasser, il avait essayé d'acheter un coca dans une machine mais il avait eu un café à la place, les passagers se foutaient de lui, ils ont du manger un pâté artisanal pour seul repas, ils ont du pousser la voiture pour arriver dans leurs familles, ils ont oublié un appareil photo et un portable... Ahah.
Nous nous sommes donc rendus une fois de plus à la plage, mais sans alcool cette fois (on l'avait oublié). On s'est allongé dans le sable, et puis on a parlé... J'faisais un massage à Emilie pendant que Quentin me montrait les diverses constellations et m'expliquait des choses sur les étoiles, c'était vachement sympa, et très instructif. Au bout d'un moment, il devait être genre une heure du mat', nous avons prit la direction du tindio...
Le chemin du retour fut une tuerie pour moi. J'avais des coups de soleil aux chevilles, et a chaque pas ma peau se pliait dessus. J'crois que j'avais pas eu aussi mal depuis plusieurs années, ne serait-ce que le frottement d'une plume me faisait l'effet d'une brûlure au troisième degré. Je boitais, et j'arrêtais pas de me plaindre. Une fois arrivé dans ma tente, j'me suis écroulé comme une merde en gémissant et en me plaignant encore. À chaque fois que quelqu'un entrait dans la tente je le menaçait de mort s'il s'approchait de prêt ou de loin de mes chevilles...
Alors que j'essayais de m'endormir, une voix sur ma gauche se fit entendre...
« Ahlala, j'suis sûr le bord de la tente il fait froid ».
C'était Margaux. Je l'ignorais.
« Je suis gelée. »
Surtout, ne rien dire.
« Demain, j'vais être malade. »
Bon. Puisqu'il le faut:
« Tu veux qu'on échange ? »
« Ouais j'veux bien, merci »
1...2...3
« J'ai toujours froid
-Tu veux mon pull ?
- ça te déranges pas ?
- Boah, j'ai plus d'oreiller mais c'pas grave
- Merci. J'le met sur mes pieds, il va puer demain.
- Tant pis. »
Episode 10: Samedi (et toi ?)
Gnuhnhun... C'est la première chose que je me suis dîte en me levant le samedi matin. J'savais pas quelle heure il était, et j'étais d'ailleurs plus très sûr de l'endroit où je me trouvais. La première personne que j'ai vu c'était Chool en train de dormir, je l'ai enjambé pour sortir de la tente, en lui marchant un peu dessus au passage, puis, constatant que j'étais le premier réveillé, je suis retourné m'allonger dans la tente en re-piètinant la pauvre Chool qui ne se rendait compte de rien.
Finalement, petit à petit, toute la meute s'est réveillée. Sûrement qu'il y a eu un petit-déjeuner, sans doute ais-je prit une douche. Mais je ne m'en souviens absolument pas, mes souvenirs vont directement au départ de Bruno, qui devait préparer son déménagement, puis au terrain de foot sur lequel j'ai joué un peu avec Jeremy jusqu'à ce que l'on vienne nous avertir de l'arrivée de Julie et de Margaux. Je leur ai fait un gros calin, toussa, puis on est passé à « table ».
Comme c'était l'anniversaire de Quentin, on l'a forcé à nous faire son discours. Cela donnait en gros « je vous aime vous êtes tous formidables ». C'est bref, mais ça fait plaisir. Puis l'on a offert à Virginie son cadeau d'anniversaire, c'est à dire un cadre avec des photos de nous. D'ailleurs je tiens à protester: je ne suis que sur deux photos, et uniquement car ce sont des photos de groupe (on me voit à peine dessus). Bref, on l'a donc aussi obligé à nous faire un discours...
Virginie raconte:
Il fallait quelque chose qui vienne du coeur... Quelque chose qui exprimait mes sentiments les plus profond. Alors je les ais tous regardé et je leur ai dit la première chose qui me passait par la tête... « J'ai faim. »
Le repas fut tout ce qu'il y a de plus normal, Romain m'aida à compléter le petit carnet de voyage qui fut à la base de ce long compte-rendu. À un moment, je ne pus m'empêcher de poser la question qui me trottait dans la tête depuis quelques instants...
« Virginie... Dis-moi, parce que j'ai pas bien regardé pendant un moment, mais ça fait sept ou huit fois que tu reprends des patates ? »
Elle a rigolé et je n'ai pas obtenu de réponse. Dommage. Puis vint l'heure des au-revoirs. Romain et Paul devaient partir car ils allaient en Irlande pendant deux semaines en voyage linguistique. J'étais vachement triste, même que j'ai eu les larmes aux yeux pendant un moment. Parce que bon, j'allais pas les revoir avant longtemps... Je choisis finalement d'écourter la séquence-émotion en allant essuyer la vaisselle juste après qu'ils soient partis... Certains noient leur tristesse dans l'alcool, moi c'est la vaisselle, chacun son truc.
L'après-midi, on est de nouveau allé à la plage. Mais cette fois-ci je ne suis pas allé me baigner, hein, on me la fait pas à moi. Je veux bien être violet une fois, deux fois, mais pas trois. Sans blague. Je me suis allongé dans le sable pour bronzer, juste à côté de Karine qui lisait un magazine sur la sexualité féminine. C'est ainsi que, par pur esprit scientifique, je m'approchais pour pouvoir aussi lire le machin. C'était plein de questions posées par des gars qui osaient pas parler à leurs femmes, et c'est là que je me suis dit qu'il y a vraiment des loosers...
« Est-ce que je peux donner la fessée à ma femme ? »
« Si je veux éjaculer sur son visage, est-ce que je dois demander avant ? »
Et autres questions hautement intelectuelles. À un moment, un petit encadré indiquait que les femmes se masturbaient à 89%. J'ai arraché le magazine des mains de Karine et j'ai executé une petite danse de joie avant d'aller brandir le magazine sous les yeux de Virginie, qui nie depuis deux ans faire ce genre de choses. D'ailleurs, elles nous a encore assuré qu'elle ne le faisait pas. Bonbon, ok.
Après avoir fini de lire ce magazine à haute teneur philosophique, nous sommes restés un peu pour bronzer, puis avons prit la direction de l'igloo pour déguster nos dernières glaces du séjour... Arnaud dormait, et comme Quentin et Jeremy voulaient rester sur la plage on le laissa dormir. Mais finalement, au bout de quelques mètres les trois retardataires nous rejoignirent, Arnaud avec l'air vaguement endormi et les deux autres avec l'air vaguement emmerdé.
Vous me connaissez, je suis un aventurier. J'aime bien dépasser mes limites et franchir les frontières qu'aucun homme n'a osé approcher. Eh bien cette fois-ci j'ai encore passé une étape sur la gigantesque échelle du courage: J'ai acheté une boule de glace au roquefort. La bravoure à cependant des limites, après en avoir goûté un bout et avoir fait tourner la glace, j'ai jeté l'immonde machin dans la poubelle en crachant des morceaux.
Puis nous sommes allé faire les magasins... Mon côté homosexuel est de plus en plus flagrant et cela m'effraie. Oui, j'aime faire les magasins, oui j'ai failli m'acheter une bague et un foulard, oui j'ai feuilleté avec intérêt un livre sur les fées. Et alors ? Bref. Dans un p'tit magasin sympa, Margaux s'est acheté une paire de boucles d'oreille mais Karine en a fait tomber un morceau sur le béton sans que nous puissions le retrouver... Heureusement, la vendeuse nous l'a refilé. Pendant ce temps là je jouais avec une boule molle qui, lorsqu'on appuyait dessus, faisait gicler du sang et des asticots. On arrête pas le progrès dans la poésie et la délicatesse.
Par la suite, direction la pizzeria... Moi j'voulais une trois-fromages, mais j'étais le seul. C'est une totale injustice (je tenais à le préciser). Du coup on s'est retrouvé avec une kebab, une spéciale, une classique et une je-sais-plus-quoi. On est retourné au camping pour les manger, même que j'ai du ingurgiter du jambon et du boeuf. Sacrilège.
Puis Arnaud nous à conduit à la butte de César alors que la nuit tombait sur nous, pauvres adolescents en quête de divertissements. Sur le chemin, une discussion philosophique eu lieu entre Sophie, Jeremy et moi. J'sais plus trop sur quoi, ça a commencé sur les vies antèrieures puis dérivé sur la science pour finir sur Dieu. En tout cas ça m'a traumatisé, j'ai failli devenir croyant.
Pour grimper sur la butte de Cesar, c'était un peu comme une épreuve de fort-Boyard, y'avais un petit escalier étroit que l'on devait escalader dans le noir, et on risquait de se péter la gueule à tout moment. Finalement, arrivés au sommet de la butte on s'est rendu compte que c'était tout petit et que ça sentait la pisse. Nous sommes donc redescendus.
Pendant ce temps là j'étais au téléphone avec Rominou qui me racontait qu'il avait eu une journée de merde. Moi ça me faisait bien rire. Il était arrivé à la gare avec un surplus de bagages dont il avait du se débarasser, il avait essayé d'acheter un coca dans une machine mais il avait eu un café à la place, les passagers se foutaient de lui, ils ont du manger un pâté artisanal pour seul repas, ils ont du pousser la voiture pour arriver dans leurs familles, ils ont oublié un appareil photo et un portable... Ahah.
Nous nous sommes donc rendus une fois de plus à la plage, mais sans alcool cette fois (on l'avait oublié). On s'est allongé dans le sable, et puis on a parlé... J'faisais un massage à Emilie pendant que Quentin me montrait les diverses constellations et m'expliquait des choses sur les étoiles, c'était vachement sympa, et très instructif. Au bout d'un moment, il devait être genre une heure du mat', nous avons prit la direction du tindio...
Le chemin du retour fut une tuerie pour moi. J'avais des coups de soleil aux chevilles, et a chaque pas ma peau se pliait dessus. J'crois que j'avais pas eu aussi mal depuis plusieurs années, ne serait-ce que le frottement d'une plume me faisait l'effet d'une brûlure au troisième degré. Je boitais, et j'arrêtais pas de me plaindre. Une fois arrivé dans ma tente, j'me suis écroulé comme une merde en gémissant et en me plaignant encore. À chaque fois que quelqu'un entrait dans la tente je le menaçait de mort s'il s'approchait de prêt ou de loin de mes chevilles...
Alors que j'essayais de m'endormir, une voix sur ma gauche se fit entendre...
« Ahlala, j'suis sûr le bord de la tente il fait froid ».
C'était Margaux. Je l'ignorais.
« Je suis gelée. »
Surtout, ne rien dire.
« Demain, j'vais être malade. »
Bon. Puisqu'il le faut:
« Tu veux qu'on échange ? »
« Ouais j'veux bien, merci »
1...2...3
« J'ai toujours froid
-Tu veux mon pull ?
- ça te déranges pas ?
- Boah, j'ai plus d'oreiller mais c'pas grave
- Merci. J'le met sur mes pieds, il va puer demain.
- Tant pis. »



